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Kaddour Chouicha, président du bureau d’Oran et « coordonnateur » de la LAADH : «La LADDH est devenue une auberge espagnole et il faut l’en sortir»

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default Kaddour Chouicha, président du bureau d’Oran et « coordonnateur » de la LAADH : «La LADDH est devenue une auberge espagnole et il faut l’en sortir»

Message par lalileche le Sam 7 Sep - 15:00

Écrit par Meziane ABANE


Reporters : Noureddine Benissad, dans un entretien avec notre confrère El Watan, décrit vos actions destinées à lui
« demander des comptes », ainsi qu’à organiser un congrès de la LADDH dans les prochains mois comme des « agitations médiatiques ». Qu’avez-vous à répondre à ce sujet ?
Kadour Chouicha : Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise : si demander de la transparence et une gestion démocratique pour le fonctionnement d’une organisation censée défendre les droits de l’Homme en Algérie est considéré par son président comme étant une agitation, cela démontre ce que nous craignons depuis longtemps : la dégradation du climat de confiance et de conviction au sein de la Ligue et l’état déplorable dans lequel elle se trouve aujourd’hui. Pour rappel, nous n’avons pas demandé grand-chose : que M. Benissad nous montre les traces écrites des passations de consignes effectuées entre lui et l’ancien président, qu’il nous présente son bilan financier et un terme sera mis à cette triste histoire. Je pense que c’est clair comme réponse.

Dans ses déclarations, M. Benissad affirme qu’il a présenté son bilan devant le conseil national…
Je démens catégoriquement ses déclarations. Il n’a présenté aucun rapport devant les différentes instances de la LADDH. Je le défie de nous montrer un quelconque PV prouvant qu’il a défendu son bilan financier devant le conseil national. Au contraire, c’est le conseil national lui-même, comme étant l’appareil régulateur de la ligue, qui lui a demandé à maintes reprises de respecter cette règle et de l’assumer devant le comité directeur. Il ne l’a jamais fait, et ce, jusqu’à aujourd’hui. Cela, vous pouvez bien sûr le vérifier auprès des autres membres du bureau et vous allez sûrement avoir la même réponse.  

Avez-vous conscience, vous aussi, que votre démarche est anti-statutaire ?
Je suis d’accord avec vous. Mais il faut dire qu’il ne nous a pas laissé le choix. Nous l’avons prévenu à maintes reprises et lorsqu’on a vu que lui-même ne respectait pas le statut, nous étions dans l’obligation de prendre une position publique. Il faut savoir aussi que nous n’avons organisé que cinq réunions depuis mai 2012. La dernière était en mai 2013 et chaque fois que nous lui demandons d’exposer son bilan, il refuse de le faire. Nous ne pouvons pas accepter cette situation, car nous deviendrons aussi complices de ce que nous dénonçons aujourd’hui.

Tout semble être parti du statut de la Ligue et de la façon dont il a été rédigé. Comment ne pas avoir prévu, par exemple, de commission financière auprès du conseil national ?
Il est vrai que nous étions pris entre les pressions entreprises par Maître Zahouane d’un côté et celles du ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales sous l’égide de l’ex-ministre, Noureddine Yazid Zerhouni, d’un autre côté. A l’époque, ce dernier ne nous a pas autorisé la tenue de notre congrès. C’est la raison pour laquelle nous n’avions pas accordé beaucoup d’importance à ses détails. Le statut en question, en effet, ne prévoit même pas une commission financière au niveau du conseil national. Mais, il faut savoir également que ledit statut a été élaboré par ceux-là mêmes qui veulent avoir une mainmise sur la LADDH.

Cela fait désordre non ?
La Ligue, sous M. Benissad, est devenue une auberge espagnole. L’essentiel est la question suivante et la manière dont nous y allons tous répondre : comment vous voulez-vous qu’une association comme la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme puisse demander des comptes au pouvoir algérien, alors que nous ne pouvons pas le faire à l’intérieur. Il faut que nous commencions d’abord par nous-mêmes. Ce que nous revendiquons est fondamental pour la Ligue et ses missions. Il nous est impossible de continuer ainsi. C’est d’autant plus important que depuis l’ouverture d’autres bureaux comme celui de Laghouat, Ghardaïa et Tlemcen, il y a une nouvelle dynamique qui est amorcée en dépit de toutes les difficultés. Et puis, il y a aussi l’adhésion de plusieurs éléments qui ont joué un rôle considérable dans ce sens, à l’image des chômeurs et syndicalistes.

Justement en parlant de syndicalistes, M. Benissad pointe du doigt, sans le nommer, un syndicat et le présente comme un acteur qui essaye de manipuler et de contrôler la Ligue, au point d’être à l’origine, suggère-t-il, de la crise qu’elle vit actuellement…
Pour commencer, je dois clarifier un point qui me concerne : je ne suis pas au CNES, car j’en ai été exclu par une décision de justice, et ceux qui suivent le dossier de ce syndicat des enseignants du supérieur le savent. Actuellement, je fais partie du Syndicat des enseignants du supérieur solidaires (SESS), dont les autorités refusent toujours de nous délivrer l’agrément. Par ailleurs, je me dois de rappeler que M. Benissad est membre du bâtonnat d’Alger, qui est aussi un syndicat des justiciers. Pourquoi lui a-t-il le droit d’être affilié à un syndicat et pas nous ? Où est le problème d’autant que nous avons une vision globale de la pratique et de la défense des droits de l’Homme dans notre pays. Au niveau de la Ligue, les défenseurs des droits de l’Homme proviennent de différents horizons et de différents mouvements et cela ne pose aucune difficulté, bien au contraire. Cela doit constituer une richesse, car c’est ainsi que vous pouvez intégrer le tissu de la société civile.

Dix-sept wilayas, dites-vous, ont participé à la réunion 30 août dernier pour demander une « mise à jour organique » de la ligue et voici que six d’entre elles ont démenti avoir été de la partie. Comment expliquez-vous cela ?
D’abord, cela veut dire que onze d’entre elles sont avec nous. Et puis, nous n’avons pas menti, puisque nous avons parlé de militants de base qui ont représenté ses wilayas. Relisez bien le communiqué que nous avons publié à l’issue de la réunion du 30 août. J’affirme, par ailleurs, que le président du bureau de Médéa était bel et bien avec nous lors de la réunion. M. Benissad ne dit pas que le lendemain de la réunion il l’a remplacé par quelqu’un qui fait partie de sa clientèle. En ce qui concerne le bureau de Sidi-Bel-Abbès, M Benissad a demandé au président du bureau les cartes d’adhésion dans l’intention de le remplacer et pour installer un autre bureau pour cette wilaya. Heureusement que ce dernier a refusé de s’y plier.

M. Benissad voulait tout de même aller vers un « congrès de conformité » en mai dernier et il a dû vous appeler non ? Au moins avant que ce rendez-vous ne soit annulé par manque d’autorisation…
En mai dernier, personne n’a été convoqué par Noureddine Benissad au congrès de la conformité dont vous parlez et pour lequel il n’a pas eu d’autorisation administrative. Seul le président de la section d’Alger, Maître Salah Debbouz, y avait été invité. J’imagine que c’est parce qu’il est de ceux qui partagent ses thèses et sa façon de faire à la Ligue. Une question ? Est-il possible de ne pas aviser des membres du conseil national et du bureau directeur par rapport à la tenue d’un congrès d’une si grande importance pour nous et pour l’avenir de la LADDH ? Je lui laisse le soin de répondre. Pour ma part, cela veut dire que les décisions sont prises d’une manière individuelle et non collégiale. Et il y avait déjà une intention de nous écarter, car c’est à ce moment-là que nous avons commencé à demander des comptes et à critiquer le statut qui nous semblait anti-démocratique.

Parlons du côté financier, quels sont les bailleurs de fonds de la LADDH ?
(Rires). Je le jure que je ne les connais pas. C’est grave et je le sais, pourtant, je fais partie du bureau directeur de l’organisation. Mais vous pensez que c'est en vain que nous avons pris cette décision de bousculer le statu quo et de demander des comptes ? La réponse est non. Les choses vont de plus plus mal et il nous était impossible de continuer ainsi. Justement, les portes nous ont été toutes fermées depuis que nous avons tenté de comprendre et d’en apprendre un peu plus. Sur ce sujet, Moumen Khelil avait tenté une fois de nous étaler un bilan par dictée et nous avons refusé, car nous voulions qu’il soit écrit pour que nous puissions le vérifier et garder une copie pour l’archiver. Je me rappelle que la somme dépassait largement les deux milliards. Pour la copie, nous ne l’avons pas eue jusqu’à aujourd’hui.

Vous essayez d’aller vers un congrès pour mettre un terme à la crise qui vous oppose à Maître Benissad et ses soutiens au sein de la ligue. Pensez-vous que les militants de base vous suivront dans votre démarche ?
La décision reviendra à la base. Elle seule peut décider de l’avenir de la LADDH. Quand je parle de la base, je fais allusion aux sections des différentes régions.  Je pense que la majorité est avec nous et l’avenir nous le dira. Nous sommes de ceux qui pensent et œuvrent pour que la LADDH fonctionne autrement. Nous voulons une gestion démocratique et transparente à l’intérieur de notre organisation. En tout cas, la décision est prise et il n’est pas question de revernir en arrière. Nous voulons avoir le bilan financier et les passations de consigne. C’est une question de principe. La dernière fois que j’ai rencontré Maitre Ali Yahia Abdenour, il avait mal plus que nous. Il m’a dit à ce propos « qu’il ne pouvait plus être le président d’honneur d’une ligue qui n’est pas celle pour laquelle il s’est battu ». Ça explique tout, je pense.
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