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Mourad dhina incarcéré en France

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default Mourad dhina incarcéré en France

Message par lalileche le Sam 18 Fév - 18:31

Suite a l'arrestation de Mourad dhina arreté a l'aeroport d'orly sur une demande d'extradiction des auto ratés algeriennes je met a votre disposition le Pv d'audience du tribunale de paris du 15 Fevrier 2012.



CR Palais de justice de Paris Chambre instruction 15/02/2012

Etaient présent :
Son avocat, Maitre Conte, le Bâtonnier de Paris Me Iweins, Me Mohamed Dhina, frère de Mourad, son épouse Ratiba, leur fils ainé, sa sœur de Toulouse , Nazim, Monica
La Juge :
Sur le premier dossier, la juge a signifié à Mourad Dhina les raisons de sa mise sous écrou extraditionnel ,à savoir une demande d’extradition des autorités algériennes pour enrôlement à un groupe armée activant à Zurich et en Suisse et ayant participer à des actes terroristes entre 1997 et 1999.
La juge demande à Mourad Dhina s’il accepte la demande d’extradition.
Mourad Dhina :
Je refuse d’être extradé non pas par crainte, mais principe, car cette demande d’extradition et purement politique et je refuse la ruse utilisée par le régime algérien qui n’est autre qu’une dictature sanguinaire.
Le juge a fixé la prochaine audience pour le 21 mars
La juge :
elle a précisé que la demande d’extradition de 2003 ne précise ni la date ni le lieu des faits reprochés à Mourad Dhina.
Elle mentionne également que dans le dossier transmit par le régime algérien, Mourad Dhina est sujet à deux autres condamnations.
La première du 20 février 2005 à perpétuité pour enrôlement à un groupe terroriste pour des faits entre 1999 et 2002.
La deuxième date de 1997 à 20 ans de prison, la juge précise que le jugement n’est pas motivé ni par les raisons de son inculpation, ni par les faits qui lui sont reprochés, ni la date des faits.
Sur la demande d’extradition de 2003, cette dernière se base sur les aveux de M Ahmed Bachiri avec lequel Mourad Dhina avait des contacts pour offrir un soutien logistique à un groupe terroriste.
Mourad Dhina aurait ainsi acheté un petit avion immatriculé au Etats-Unis et stationné à Tessin en suisse, achat qui aurait été fait par Mourad Dhina pour une valeur de 52,000 $.
Sur le deuxième dossier, La juge donne la parole à Me Comte pour motiver sa demande de remise en liberté sous surveillance.
Me Conte :
Mourad Dhina est habitué à ce genre de demande d’extradition en suisse, certes non pas pour les mêmes faits, mais pour des faits similaires. Malgré un délai d’instruction qui a duré six mois, Mourad Dhina est toujours resté à la disposition de la justice suisse.
Me Comte s’étonne de la présence dans le dossier d’un jugement datant de 2005, soit deux ans après la demande d’extradition de 2003
Me Comte a assuré la cour que Mourad Dhina restera à la disposition de la justice française et la personne qui l’héberge n’est autre que sa cousine, propriétaire d’une maison de trois pièces et 400 m² de jardin
Me Comte a demandé par conséquent une assignation à résidence avec bracelet électronique
Bâtonnier Me Paul Albert Iweins:
Le bâtonnier de Paris a précisé le parcours hors du commun de Mourad Dhina à savoir un doctorat dans l’une des meilleures universités américaines MIT, puis chercheur au CERN et professeur à l’université polytechnique de Zurich.
Mourad Dhina poursuit Me Iweins s’est engagé contre le coup d’état et résolument dans le non violence comme moyen stratégique de changement non seulement en Algérie, mais aussi dans le monde Arabe, et cela à travers le création du mouvement Rachad et Al Karama. Qui œuvrent pour un changement radical en Algérie avec des moyens non violents et pour la défense des droits de l’homme dans les dits pays.
Me Iweins a exprimé sa grande inquiétude quand à l’instrumentalisation qui pourra être faite par le régime algérien de la justice française.
Avocat général :
Même si Mourad Dhina jouit d’une sympathie de la part des élus locaux de commune de Meyrin, lieu de résidence de Mourad Dhina, il n’empêche que la demande d’extradition provient d’un pays souverain.
De plus, Mourad Dhina n’habite pas en France par conséquent, il risque de s’évaporer dans la nature.
L’avocat général juge par conséquent que la demande d’extradition est prématurée.
Mourad Dhina :
Ce qui m’importe aujourd’hui est non pas ma demande de liberté provisoire, mais plutôt le fond de l’affaire qui van être traité le 21 mars prochain, ou on va voir à quel point la justice algérienne n’est que l’instrument d’un appareil répressif et dictateur.
On aurait été dans un autre contexte, cette demande d’extradition serait sujet à de la rigolade. On me reproche ainsi d’avoir acheté un avion immatriculé au Etats-Unis et ensuite l’avoir fait atterrir à l’aéroport au Téssin : Mourad Dhina « rien que ça »
Le régime algérien a déjà tenté de faire la même chose en suisse, mais l’affaire s’est retournée contre eux avec l’inculpation de l’inspecteur Jobe, qui a tenté en collaboration avec un espion des services secrets algériens de me faire porter le chapeau.
Cette affaire est une affaire d’instrumentalisation d’un état de droit qui est la France par état de non droit qui est l’Algérie. C’est aussi une affaire personnelle entre moi et les barons algériens, car j’ai toujours refusé toutes compromission suite à leurs demandes répétées de faire partie de la réconciliation nationale qui a donné la liberté à des criminels sans jugement ni procès.
C’est aussi une affaire personnelle, car la création du Mouvement Rachad qui demande un changement radical et non violent e Algérie l’est gêne beaucoup.
J’ai honte pour mon pays d’avoir ficelé un dossier aussi misérable, j’ai honte pour le juge qui au lieu de me poursuivre, aurait dû au moins faire une investigation sur les crimes commis dans la banlieue d’Alger. Je sais comment ça se passe, le juge reçoit des coups de téléphones d’en haut et ce dernier s’exécute.
Le juge assistant : pourquoi les autorités suisses vous ont refusé le droit d’asile
Mourad Dhina : la condamnation de l’inspecteur Jobe a créé une crispation dont j’étais en quelque sorte le personnage principal, pour cette raison je crois que la demande m’a été refusée. Cependant j’attire votre attention que je réside en suisse depuis 25 ans.
Jugement à 17h45 :
La juge : la demande de remise en liberté provisoire est acceptée sur la forme mais rejetée sur le fond.
Commentaire :
Madame la juge n’a pas motivé sa décision de rejet.
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Message par lalilech le Lun 24 Déc - 12:33

Bonsoir, Londres.

Quelle vision, pour des yeux fatigués. Les gens me demandent ce qui me donne de l’espoir. Eh bien, la réponse est juste ici. Il y a six mois – il y a 185 jours - je suis entré dans ce bâtiment. Il est devenu mon domicile, mon bureau et mon refuge. Grâce à l’attitude de principe du gouvernement équatorien et au soutien de son peuple, je suis en sécurité dans cette ambassade pour vous parler. Et chaque jour à l’extérieur, pendant 185 jours, des personnes comme vous ont veillé sur cette ambassade – qu’il pleuve, grêle ou fasse beau. Chaque jour. Je suis venu ici en été. C’est l’hiver maintenant.

J’ai été sustenté par votre solidarité et je suis reconnaissant des efforts de personnes de par le monde entier soutenant le travail de WikiLeaks, soutenant la liberté d’expression, la liberté de la presse, des éléments esentiels de notre démocratie. Bien que ma liberté soit limitée, au moins suis-je capable de communiquer ce Noël, non pas comme les 232 journalistes qui sont en prison ce soir.

Non pas comme Gottfrid Svartholm en Suède ce soir.

Non pas comme Jeremy Hammond à New York ce soir.

Non pas comme Nabeel Rajab au Bahreïn ce soir.

Et non pas comme Bradley Manning, qui a eu 25 ans cette semaine, un jeune homme qui a préservé sa dignité après avoir passé plus d’un dixième de sa vie en prison, sans procès, une partie de ce temps dans une cage, nu et sans ses lunettes. Et non pas comme tant d’autres dont les épreuves sont reliées aux miennes.

Je salue ces hommes et ces femmes de courage. Et je salue les journalistes et les publications qui ont couvert ce qui continue d’arriver à ces personnes, et les journalistes qui continuent de publier la vérité face à la persécution, les poursuites judiciaires et les menaces – qui prennent le journalisme au sérieux. Parce que c’est à partir de la révélation de la vérité que tout le reste s’ensuit.

Nos édifices ne peuvent être aussi grands que leurs briques sont fortes. Notre civilisation est seulement aussi forte que ses idées sont vraies. Quand nos édifices sont érigés par les corrompu(e)s, quand leur ciment est coupé avec des salissures, quand l’acier vierge est remplacé par des débris – nos édifices ne sont pas sûrs comme domicile. Et quand nos médias sont corrompus, quand nos intellectuels sont pusillanimes, quand notre histoire est emplie de demi-vérités et de mensonges – notre civilisation ne sera jamais juste. Elle ne s’élèvera jamais jusqu’au ciel.

Nos sociétés sont des bidonvilles intellectuels. Nos croyances concernant le monde et nous-mêmes, entre nous, ont été crées par le même système qui par le mensonge nous a menés dans des guerres à répétition qui ont tué des millions de gens. Vous ne pouvez pas construire un gratte-ciel avec de la pâte à modeler. Et vous ne pouvez pas édifier une civilisation juste à partir d’ignorance et de mensonges.

Nous devons nous éduquer les un(e)s les autres. Nous devons célébrer ceux et celles qui révèlent la vérité et dénoncer ceux qui empoisonnent notre capacité à comprendre le monde dans lequel nous vivons. La qualité de notre discours est la limite de notre civilisation.

Mais cette génération s’est dressée sur ses jambes, et révolutionne est la manière dont nous percevons le monde. Pour la première fois dans l’histoire les personnes qui sont affectées par l’histoire en sont les créateurs. Et pour ce qui est des autres journalistes et publications – vos oeuvres parlent d’elles-mêmes, comme le font vos crimes de guerre.

Je salue ceux et celles qui reconnaissent la liberté de la presse et le droit du public à l’information – reconnus dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, reconnus dans le Premier Amendement des USA – nous devons admettre que ceux-ci sont en danger et ont besoin de protection, comme jamais auparavant.

WikiLeaks est sous le coup d’une enquête en cours du Ministère de la Justice US, et ce fait a été correctement reconnu par l’Équateur et les gouvernements d’Amérique Latine comme mettant matériellement en danger ma vie comme mon travail. L’asile n’est pas accordé sur un coup de tête, mais selon des faits. L’enquête états-unienne est rapportée par témoignage – sous serment – dans les Cours US, est reconnue par le Ministère de la Justice, et dans le Washington Post il y a tout juste quatre jours par le Procureur de la Virginie, comme un fait. Ses citations à comparaître sont combattues par nos agents dans les Cours US. Le Pentagone a réitéré ses menaces contre moi en septembre et affirmé que l’existence même de WikiLeaks était un crime en plein jour.

Mon œuvre ne sera pas étouffée. Mais tant que cette enquête immorale se poursuit, et tant que le gouvernement australien ne défendra pas le journalisme et la publication de WikiLeaks, je dois rester ici.

Toutefois, ma porte est ouverte – et la porte a toujours été ouverte – pour quiconque désire me parler. Comme vous, je n’ai pas été accusé de crime. Si jamais vous vous entendez de la propagande suggérant autre chose, faites note de cette corruption du journalisme et allez sur justice4assange.com pour tous les faits réels. Dites au monde la vérité, et dites-le au monde qui vous a menti. Malgré les limitations, malgré le blocus bancaire extra-judiciaire, qui entoure WikiLeaks comme l’embargo sur Cuba, malgré une enquête criminelle sans précédent et une campagne pour nuir à et détruire mon organisation, 2012 a été une année immense.

Nous avons publié presque un million de documents. Des documents concernant la guerre qui se poursuit en Syrie. Nous avons exposé l’état de surveillance des masses dans des centaines de documents issus d’entreprises privées de renseignement. Nous avons publié des informations au sujet du traitement des détenus à Guantanamo Bay et ailleurs – le symbole de la corruption de la règle du droit en Occident, et au-delà.

Nous avons gagné contre le blocus bancaire illégal dans les tribunaux et au Parlement Européen. Après un combat de deux ans, les dons à WikiLeaks sont passés d’un statut de blocage et de non-déductibilité fiscale à la déductibilité dans le calcul des impôts à travers toute l’Union Européenne et les USA. Et la semaine dernière l’information révélée par WikiLeaks était cruciale – et citée au cours du jugement – dans la détermination de ce qui est vraiment arrivé à El-Masri, un Européen innocent kidnappé et torturé par la CIA.

L’année prochaine sera également riche en événements. WikiLeaks a déjà plus d’un million de documents en préparation pour être publiés, des documents qui concernent tous les pays du monde. Tous les pays du monde. Et en Australie un Sénateur non-élu sera remplacé par un Sénateur qui lui, l’est.

En 2013, nous continuons à nous dresser face aux brutes. Le gouvernement équatorien et les gouvernements de l’Amérique Latine ont démontré combien la coopération au travers de valeurs partagées peut enhardir les gouvernements pour résister à la contrainte et soutenir l’auto-détermintaion. Leurs gouvernements ne menacent personne, n’attaquent personne, n’envoient des drones sur personne. Mais ensemble ils sont forts et indépendants. Les appels las des manieurs de pouvoir à Washington en faveur de sanctions économiques contre l’Équateur, simplement à cause de la défense de mes droits, sont mal inspirés et immoraux. Le Président Correa a justement dit, « les principes de l’Équateur ne sont pas à vendre. » Nous devons nous unir ensemble pour soutenir le courageux peuple équatorien, pour les défendre contre une intervention à l’encontre de leur économie et une interférence dans leurs élections l’année prochaine.

La puissance de personnes parlant haut et fort et résistant ensemble terrifie le pouvoir corrompu et anti-démocratique. Tant et si bien que des gens ordinaires ici en Occident sont devenus les ennemis des gouvernements, des ennemis à surveiller, des ennemis à être contrôlés et appauvris.

La vraie démocratie n’est pas la Maison Blanche. La vraie démocratie n’est pas Canberra. La vraie démocratie est la résistance des peuples, armés de la vérité, de la place Tahrir à ici à Londres. Chaque jour, des personnes ordinaires nous enseignent que la démocratie c’est la liberté de parole et la dissidence. Car dès que nous, le peuple, cessons de dire ce qu’il y a à dire et cessons de nous révolter, dès que nous sommes distraits ou pacifiés, dès que nous nous détournons les un(e)s des autres, nous cessons d’être libres. Car la vraie démocratie est la somme – LA SOMME – de notre résistance.

Si vous ne vous exprimez pas – si vous abandonnez ce qui est uniquement à vous en tant qu’être humain: si vous abandonnez votre conscience, votre indépendance, votre sens de ce qui est bien et de ce qui est mal, en d’autres mots – peut-être sans le savoir, vous devenez passif(ve)s et sous contrôle, incapables de vous défendre et de défendre ceux et celles que vous aimez.

Les gens me demandent souvent, « Que puis-je faire? »

La réponse n’est pas si compliquée.

Apprenez comment fonctionne le monde. Remettez en question les déclarations et les intentions de ceux et celles qui cherchent à nous contrôler derrière une façade de démocratie et de monarchie. Unissez-vous en un but commun et un principe commun pour imaginer, construire, documenter, financer et défendre.

Apprenez. Défiez. Agissez.

Maintenant.

Source: http://wikileaks.org/Statement-by-Julian-Assange-after.html



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