algerie-changement-politique
connexion etablie
Rechercher
 
 

Résultats par :
 


Rechercher Recherche avancée

Partenaires
Forum gratuit



Tchat Blablaland


Septembre 2018
LunMarMerJeuVenSamDim
     12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930

Calendrier Calendrier

CE FORUM SE VEUT ETRE UN ESPACE DE LIBERTÉS ET D'ECHANGE D’IDÉES ET TOUT LE MONDE EST BIENVENU POUR DÉBATTRE DE LA POLITIQUE ,DES MOYENS DE CHANGER LES CHOSE DANS NOTRE PAYS,DES DROITS DE L'HOMME , DÉNONCER LES ABUS ET FAIRE DES PROPOSITIONS DE SOLUTIONS DE SORTIE DE CRISE. NOUS DEMANDERONS A NOS MEMBRE D'USER D'UN LANGUAGE RESPECTUEUX ET TOUS LES AVIS SONT ACCEPTES ET ON OPPOSE AUX IDEES ? DES IDEES ET DE CETTE FACON ? LE DIALOGUE SERA CONSTRUCTIF.

pour mieux comprendre le conflit au mali

Aller en bas

default pour mieux comprendre le conflit au mali

Message par djamal1 le Mar 22 Jan - 14:36

Le conflit malien de 2012-2013 oppose dans le nord du Mali l'armée régulière de ce pays aux rebelles touaregs du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA) et au mouvement salafiste Ansar Dine, alliés à d'autres mouvements islamistes. Elle est déclenchée le 17 janvier 2012 par l'attaque de camps militaires maliens dans le nord du pays par des combattants du MNLA et se poursuit toujours début 2013. Le nom de guerre de l'Azawad est également parfois utilisé pour décrire spécifiquement le conflit avec le MNLA et les indépendantistes touaregs, mais il est important de préciser que ce nom n'est absolument pas adapté en ce qui concerne les autres groupes tels qu'AQMI ou le MUJAO qui cherchent à établir un État islamique dans tout le pays.
Le MNLA revendique l'autodétermination et l'indépendance de l'Azawad qui correspond aux trois régions maliennes de Kidal, Tombouctou et Gao. Le 5 avril 2012, avec la prise de Douentza, les rebelles touaregs annoncent la fin de leur offensive, et déclarent le jour suivant l'indépendance de l'Azawad.
À la fin des hostilités avec l'armée malienne début avril, le MNLA et les islamistes tentent d'accorder leurs différences d'opinions pour la mise en marche du nouvel état. Le 27 juin, les islamistes du MUJAO entrent en conflit avec le MNLA pour le contrôle de Gao. Au terme des combats, ils parviennent à prendre le contrôle de la ville aux dépens des Touaregs, et le conflit entre ces derniers et les islamistes s'étend au reste du territoire. Au 17 juillet, les Touaregs ont perdu le contrôle de toutes les principales agglomérations du nord du Mali.
Le 11 janvier 2013, face à l'avancée des rebelles au-delà de la ligne de séparation des deux Mali et la prise de la ville de Konna, verrou stratégique dans la marche sur Bamako, l'état d'urgence est déclaré dans le pays27 ; une intervention conjointe immédiate du Sénégal, du Nigéria et de la France est lancée28. Des troupes de la CEDEAO sont attendues. La France demande à l'ONU d'accélérer l'arrivée de troupes d'appui et une mission d'assistance de l'Union européenne est attendue pour février 2013. L'action de l'armée française est effective sur le terrain depuis le 11 janvier 2013.
Inscrit dans une série de conflits généralement appelés « conflits touaregs », ou « rébellion touarègue », bien que le MNLA démente tout caractère ethnique, cette guerre engendre des conséquences néfastes pour les populations de ces régions dont une partie se réfugie dans les pays voisins (Mauritanie, Algérie, Niger et Burkina Faso), avec d'autres conséquences pour les habitants déjà confrontés à des difficultés alimentaires.
Grands espaces culturels maliens. Arabo-berbères (ou Maghrébins) au nord et Subsahariens (ou Noirs) au sud
Les Touaregs appartiennent à l'ensemble ethno-linguistique amazigh (Berbères). Leur population générale est difficile à évaluer et serait aux alentours de 1,5 million, dont 550 000 au Mali, 800 000 au Niger, 50 000 en Algérie, le reste au Burkina Faso et en Libye29.
Ce conflit s'inscrit dans une suite d'insurrections généralement baptisées « rebellions touarègues », qui a opposé certains membres du peuple touareg aux gouvernements du Mali et du Niger.
Depuis 1916, on compte plusieurs conflits principaux :
La révolte de Kaocen (1916-1917), au Niger.
À partir de 1958, le Mouvement populaire de l'Azawad (MPA), revendique la constitution d'un État touareg29.
La rébellion touarègue de 1962-1963 au Mali, généralement appelé "première rébellion touareg", qui fut très durement réprimée par l'armée malienne29.
Frappés également par la sécheresse des années 1970, les Touaregs se réfugient en Algérie et en Libye où dans les camps les jeunes sont entraînés et enrôlés par l'armée29.
En 1988, le Mouvement populaire de libération de l'Azawad (MPLA) est créé29.
La rébellion touarègue de 1990-1995 au Mali et au Niger. Elle débuta en 1990, deux ans après la création du Mouvement populaire de libération de l'Azawad. Au Mali, une première période de conflit (octobre-décembre 1990) aboutit à la signature des Accords de Tamanrasset en 1991 et du Pacte national en 199230, mais qui ne marqua pas la fin définitive des hostilités. Des conflits réapparurent en 1994-1995 et la paix fut finalement scellée le 27 mars 1996 à Tombouctou lors de la cérémonie de la Flamme de la Paix, durant laquelle les rebelles touaregs brûlèrent 3 000 armes utilisées durant la rébellion.
Le soulèvement touareg du 23 mai 2006 au Mali, aboutissant aux accords d'Alger (signés le 4 juillet 2006)29.
La rébellion touarègue de 2007-2009, au Niger et au Mali.
Conséquence de la guerre civile libyenne[modifier]
Dans les mois suivant la guerre civile libyenne, le Sahel voit des milliers de combattants touaregs — ayant supporté Khaddafi ou les rebelles libyens — rentrer au Niger et au Mali avec un vaste armement issu de la guerre et de la chute du régime. Natie Plea, alors ministre de la Défense malien, précise que le risque qu'une organisation comme Al-Qaeda au Maghreb islamique se saisisse d'un arsenal pouvant servir à des fins terroristes était une « vraie source d'inquiétude » pour les pays de la région, inquiétude partagée par l'envoyé des Nations Unies pour l'Afrique de l'Ouest31,32. Les services secrets algériens préviennent qu'AQMI prévoit une série de kidnappings d'Occidentaux en profitant de l'instabilité de la région lors du Printemps arabe33. Le 23 novembre 2011, deux Français sont kidnappés au nord du Mali. Le 25 novembre, un Néerlandais, un Sud-Africain et un Suédois sont enlevés et un Allemand tué à Tombouctou. AQMI revendique les deux actions34,35.
Forces en présence

MNLA


« Drapeau de l'Azawad » reconnu par les insurgés.
Le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) est un groupe politique et militaire indépendantiste créé le 16 octobre 2011 par la fusion du Mouvement national de l'Azawad (MNA), constitué de jeunes intellectuels et de militants politiques, avec les guérilleros de l'ex-Alliance Touareg Niger-Mali (ATNM) d’Ibrahim Ag Bahanga, leader des rébellions touaregs de 2006 à 2009, décédé dans un accident de voiture le 26 août 2011. Des Touaregs qui ont fui le Mali après les rébellions des années 1990 et s’étaient engagés dans l’armée libyenne sous le régime de Mouammar Kadhafi et qui ont regagné le Mali à sa chute ont rejoint le MNLA29. Le 4 février, le MNLA communique la liste des sept membres de son comité exécutif, dirigé par le secrétaire général Bilal Ag Cherif. Mohamed Ag Najem est chef d'état-major et Hamma Ag Sidi Mohamed est le porte-parole officiel du MNLA36.
Mossa Ag Attaher, chargé de communication du MNLA déclare que l’objectif est de « se libérer du colonialisme malien » sur le territoire de l’Azawad qui correspond à trois régions administratives maliennes, celles de Tombouctou, de Gao et de Kidal29. Le 21 février, Dans une interview à Jeune Afrique, Mahmoud Ag Aghaly, président du bureau politique du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA) déclare que « les populations du nord et du sud du Mali sont trop différentes pour composer un État ensemble, comme le Mali et le Sénégal n'étaient pas faits pour être un seul pays. C'est pour ça que nous en appelons à la communauté internationale, afin qu'ils convainquent le Mali de nous donner notre indépendance »37.
Dans une interview au journal algérien El Watan, Mossa Ag Atter, chargé de la communication au bureau politique du MNLA, affirme que le « le MNLA n’est pas une rébellion, ni un groupe armé. C’est un mouvement révolutionnaire qui œuvre pour la libération des régions nord du Mali, que nous appelons Azawad. Le mouvement revendique le droit d’autogestion, le droit politique et le droit aux populations autochtones vivant sur ce territoire de décider pour elles-mêmes et par elles-mêmes. Aujourd’hui, suite à toutes les frustrations et toutes les déceptions nées des relations malsaines avec le Mali depuis des années, il est impératif de devenir indépendants et de s’octroyer le droit de s’autogérer ». Il indique également que « le MNLA ne reconnaît aucun accord. La revendication est claire et aucun de ces accords ne prend en considération la libération de l’Azawad. De ce fait, nous ne prendrons pas part à ces accords caducs qui ne servent que les intérêts de l’Etat malien. De toute façon, ils n’ont jamais été respectés et, dans ces circonstances, ils ne représentent que l’ombre d’eux-mêmes »38.
Le MNLA a installé son quartier général dans les collines autour de Zakake, au nord de Kidal. il revendique un millier d'hommes. Le MNLA est équipé de fusils d'assaut, des missiles sol-sol et sol-air, des lance-roquettes multiples BM-21 et des mortiers récupérés en Libye39.
Mouvements islamiques[modifier]
Le 11 mars, l’Agence France-Presse annonce que selon plusieurs sources concordantes, « un mouvement islamiste dénommé « Ansar Dine », créé par une ancienne figure des rébellions touarègues maliennes des années 90, Iyad ag Ghali, combat auprès des rebelles touaregs contre l’armée malienne dans le nord-est du Mali ». Des combattants d’Aqmi de la cellule dirigée par Abdelkrim Taleb, accusée « d’être l’auteur de la mort de l’humanitaire français Michel Germaneau dont Aqmi, qui le retenait en otage, avait annoncé l’exécution en juillet 2010 », sont actifs au sein d’Ansar dine40. Le mouvement islamique appelle à l'application de la charia au Mali41. Le 19 mars, le MNLA publie un communiqué précisant « la République pour laquelle nous nous battons est basée sur les principes de la démocratie et de la laïcité », prenant ainsi ses distances avec le mouvement Ansar Dine42.
Chérif Ousmane Madani Haïdara, prédicateur malien a tenu à faire la distinction entre son association homonyme Ançar Eddine basée à Bamako qui prône la tolérance et refuse la charia et le mouvement intégriste d’Iyas Ag Ghaly43. Ansar Dine est allié avec Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Des responsables du groupe terroriste pratiquant les enlèvements d’Occidentaux ont été invités par Iyad ag Ghali à Gao. Deux autres mouvements intégristes sont présents dans le nord du Mali. Le Mouvement pour l'Unicité et le Jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), un groupe dissident d’AQMI, a revendiqué l’enlèvement des diplomates algériens au consulat de Gao44. Le mouvement islamique nigérian Boko Haram est également présent à Gao avec une centaine de combattants44.
Forces armées maliennes au début du conflit[modifier]
L'armée malienne a installé son quartier général à Gao. Le général Poudiougou, chef d'État-major général des armées, installé à Bamako coordonne la lutte contre la rébellion. Fidèle du président Amadou Toumani Touré, il connaît bien la région de Kidal pour y avoir été en poste. Les généraux Kalifa Keïta, chef d'état-major de l'armée de terre, et Wali Sissoko, adjoint au chef d'état-major de l'armée de l'air sont sur place à Gao, ainsi que les colonels-majors El Hadj Gamou, Touareg de la tribu Imghad qui a été commandant de la région militaire de Gao et Mohamed Ould Meidou, Maure, ancien commandant de la région militaire de Mopti.
Un millier d'hommes déployés fin décembre sont sous leurs ordres. Ils ont le soutien de milices arabes et touarègues ralliées aux autorités maliennes. L'armée est équipée de 4x4, de blindés de reconnaissance de type BRDM, de véhicules de transport de troupes de fabrication sud-africaine (RG-31 Nyala) et de blindés légers ainsi que de deux hélicoptères de combat Mil Mi-24, entretenus et pilotés, pour certains, par des Ukrainiens, et d'avions de reconnaissance. Les États-Unis fournissent un léger soutien logistique aux forces armées et à la population civile. Certains militaires maliens touaregs ont déserté et ont rejoint le MNLA, comme le lieutenant-colonel Mbarek Ag Akly, le colonel Iba Ag Moussa ou le colonel Hassan Ag Mehdi, haut fonctionnaire au ministère malien de la Défense39.
Forces internationales[modifier]
Depuis le 11 janvier 2013, la France intervient sous mandat de l'ONU (résolution 2085 de l'ONU)45,46,47,48. Le nombre de soldats français présents au 15 janvier sur le sol malien se monte à 750 et devrait monter à 250049.
La Force internationale africaine50,51,48 de l'Union africaine52 et de la CEDEAO, dans le cadre de la Mission internationale de soutien au Mali (MISMA), comprend des contigents du Sénégal46,47, du Nigéria46,47, du Niger12, du Burkina Faso 53,54, de Togo50,13 et du Bénin50,13.

Plusieurs pays ont confirmé leur soutien logistique, d'informations, médical et/ou humanitaire. Parmi ceux-ci, le Royaume-Uni45,55,51,48 qui a envoyé un appareil C-130 au Mali. Les États-Unis45,56,57,48 ont annoncé qu'ils partageraient leurs informations et participeront aux ravitaillements aériens des appareils français58,55,58,51. L'Allemagne45,48 a confirmé son soutien logistique et médical. La Belgique a annoncé la mise à disposition de deux avions de transport C-130 Hercules et deux hélicoptères Agusta A109 médicalisés (dont un de réserve)59. Le Canada48 a annoncé l'envoi d'un avion de transport C-17 et le Danemark48 l'envoi d'un avion C-130. Le ministère des affaires étrangères français affirme que l'Algérie a ouvert son espace aérien aux appareils français55,7 mais selon le journal Jeune Afrique les avions français sont en réalité passé par le Maroc et ces déclarations n'ont eu pour but que de forcer la main aux autorités algériennes60.
D'autres pays se disent prêts à apporter leur soutien : la Turquie61, l'Espagne62 et la Russie45.
Le Conseil de sécurité de l'ONU et Ban Ki-Moon, secrétaire général de l'ONU, ont également soutenu l'action française selon Gérard Araud, ambassadeur de la France auprès des Nations unies63.
Conflit[modifier]

Rébellion touarègue (janvier-avril 2012)[modifier]
Article détaillé : Rébellion touarègue de 2012.


Carte de la rébellion touarègue dans l'Azawad, le nord du Mali, indiquant les attaques des rebelles en 2012.
Le 17 janvier 2012, des combattants du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA) attaquent les troupes de l'armée malienne à Ménaka dans le nord du Mali64. Le 18 janvier, des combattants du MNLA attaquent les camps militaires situés à Aguel'hoc et Tessalit65. Dans la nuit du 19 au 20 janvier 2012, selon des sources concordantes citées par l'Agence France presse, l'armée malienne reprend le contrôle des trois villes attaquées par le MNLA66. Le 24 janvier, les combats reprennent avec les attaques par le MNLA, qui aurait été soutenu par le groupe salafiste Ansar Dine d’Iyad Ag Ghaly, de plusieurs villes du nord-est du Mali: Aguel'hoc, Andéramboukane et Léré. Les rebelles reprennent la ville d'Aguel'hoc67. Pour la première fois, des membres d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et des rebelles du MNLA auraient attaqué conjointement68. Le 26 janvier, les rebelles touaregs attaquent les campements militaires d'Andéramboukane, à la frontière avec le Niger, puis de Léré, proche de la frontière mauritanienne68,69,70. Le 31 janvier, des combats ont lieu à Niafunké71.
Dans la nuit du 3 au 4 février, des tirs à l'arme lourde ont été entendus dans la ville de Kidal, dont les rebelles tentent de prendre le contrôle72. Le 4 février, le gouvernement malien et l'Alliance démocratique du 23 mai pour le changement, lance depuis Alger un appel urgent au cessez-le-feu. Bilal Ag Cherif, secrétaire général du MNLA déclare dans une interview au journal arabophone algérien El Khabar ne pas être concerné par cet appel au cessez-le-feu73. Le 6 février, les rebelles font évacuer les populations de la ville de Tessalit (environ 4000 personnes) vers des campements en brousse, à Abamco, Savohak, Efali (Terist) et Assowa afin d'éviter qu'elles ne soient victimes des conflits. La situation sanitaire est préoccupante et fait l'objet d'une mission de la Croix-Rouge le 7 février74. Le 7 février, le MNLA attaque tôt le matin le poste militaire de Tinzawatène, situé à quelques kilomètres de la frontière algérienne. L'armée malienne repousse les assaillants75. Mais le 8 février, après deux jours de combat, le MNLA prend le contrôle de Tinzawatène76,77. Le 10 février, l'armée malienne effectue des bombardements, via 5 hélicoptères, des positions rebelles situées à 15 km de la ville de Kidal78. Le 11, le MNLA affirme qu'un convoi de l’armée malienne, sous les ordres du Colonel-Major Alhaji Ag Gamou, qui a quitté les villes de Kidal et d’Anefif en direction de Tessalit a subi une embuscade au niveau de Tinsalane79. Le 12 février, l'armée malienne reprend le contrôle de Léré, sans qu'il y ait de combat et selon RFI, sous les applaudissement de la population80. Le 13 et le 14 février, des violents combats opposent les renforts de l’armée malienne aux combattants du MNLA à plusieurs kilomètres de la ville de Tessalit81.
Le 15 et le 16 février, les combats continuent entre les rebelles et l'armée malienne pour le contrôle de Tessalit82. Le 16 février, les rebelles du MNLA reprennent Léré, l'armée malienne s'étant repliée en direction de Nampala83. Le 18 février, des combattants du MNLA attaquent deux localités situées dans la région de Mopti. À Hombori, ils ont attaqué la gendarmerie qui a été saccagée et pillée. À Youwarou, le MNLA a attaqué le village, enlevant un soldat de la garde nationale et sabotant le réseau téléphonique83. Le 29 février, les affrontements reprennent entre l'armée malienne et les rebelles du MNLA autour de Tessalit84. Le 1er mars 2012, l'armée malienne effectue plusieurs raids contre des positions du MNLA85. Des combats ont eu lieu le samedi 3 et le dimanche 4 mars.
Dans la nuit du 10 au 11 mars, le MNLA prend le contrôle du camp militaire de Tessalit86. Le ministre de la Défense et des Anciens Combattants précise dans un communiqué que face aux agressions à répétition des assaillants, « composés des combattants dits du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), d’AQMI, d’Ansar Dine, des trafiquants de drogues et des renforts venus de divers horizons », le commandement militaire a décidé « l’évacuation temporaire du Camp de Tessalit » et « l’organisation de convois d’évacuation et d’escorte des civils vers d’autres garnisons »87. Baye Ag Diknan, officier du MNLA, affirme à RFI avoir « pris le camp suite à des assauts successifs », où le MNLA avait engagé près de 600 combattants. Le MNLA affirme qu’il y a eu des morts coté malien et que des soldats maliens ont été faits prisonniers ainsi que leurs familles, et que du matériel militaire (« des mortiers, lance-roquettes, mitrailleuses et même des blindés ») a été récupéré86.
Le 18 mars 2012, le mouvement Ansar Dine, qui déclare contrôler les localités d’Aguel’hoc et de Tessalit, a appelé à l’application de la Charia par la lutte armée88. Le 20 mars, le mouvement Ansar Dine affirme dans un communiqué contrôler l’Adrar des Iforas, au nord-est du Mali et occuper Tinzawaten, Tessalit et Aguel’hoc. Il annonce vouloir remettre 110 prisonniers civils et militaires au Haut conseil islamique du Mali89. Ansar Dine affirme contrôler la localité de Tinzawaten, prise et revendiquée précédemment par le MNLA le 8 février.
Coup d'État militaire[modifier]
Dans la nuit du 21 au 22 mars, un coup d'État militaire renverse le président malien Amadou Toumani Touré. Le lieutenant Amadou Konaré, porte-parole du Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’État (CNRDR), présidé par Amadou Sanogo, annonce la suspension de la constitution et la dissolution des institutions de la République90. Il justifie le coup d’État par « l'incapacité du gouvernement à donner aux forces armées les moyens nécessaires de défendre l'intégrité de notre territoire national »91.
Poursuite des combats[modifier]
Le 22 mars, le MNLA prend possession du camp militaire d'Anéfif, abandonné par l'armée malienne qui s'est retirée à Gao92. Le 25 mars, selon une source citée par RFI, le colonel de l’armée malienne Malick Ag Acherif et trente de ses hommes auraient déserté et rejoint le MNLA. Des affrontements meurtriers ont opposé le MNLA et un convoi de l’armée appuyé par un groupe songhaï, le Ganda Izo, entre Ansongo et Ménaka93. Le 26 mars, le MNLA encercle la ville de Kidal. Des combattants du mouvement Ansar Dine seraient également sur place. Le 29 mars, le MNLA, soutenu par Ansar Dine attaquent conjointement la ville de Kidal, le mouvement touareg par le nord, le groupe armé islamique par le sud94. Le 30 mars, Ansar Dine et le MNLA s'emparent de la ville et de la garnison de Kidal. les forces gouvernementales se replient sur Gao à 350 km au sud95. Le 31 mars, Alassane Ouattara, président de la Côte d’Ivoire et président en exercice de la Cédéao a déclaré que l’organisation ouest-africaine avait « mis en alerte les forces d'attente au sein de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest », qui compte 2 000 hommes, afin de « préserver à tout prix l'intégrité territoriale du Mali » tout en souhaitant « éviter la guerre »96. Toujours au 31 mars, le MNLA s'empare de Gao, ainsi que de la ville de Sango sur la frontière avec le Niger97.
Le 1er avril, la junte militaire ordonne à l'armée malienne de cesser les combats et de laisser la ville de Gao "ouverte"98,99. Les rebelles pénètrent dans Tombouctou100. À cette date, le MNLA et Ansar Dine, allié avec Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), contrôlent toutes les localités du nord du Mali101. Le 4 avril, le MNLA annonce mettre fin unilatéralement aux opérations militaires à compter du 5 avril à minuit (TU)102.
Le 6 avril 2012, par un communiqué publié sur son site, le MNLA déclare proclamer « irrévocablement, l’État indépendant de l’Azawad à compter de ce jour »103,104,105.
Tentative d'accord entre MNLA et islamistes[modifier]
Deux mois après le coup d'État, les autorités de transition peinent à restaurer l’intégrité territoriale du Mali. Le 21 mai, le président de transition Dioncounda Traoré est agressé et blessé à Bamako par des manifestants. Il est temporairement conduit à Paris pour des examens médicaux.
Le 24 mai, des rencontres sont organisées à Tombouctou entre les principaux responsables d'Ansar Dine et d'AQMI. Son chef Abdelmalek Droukdel conseille à ses combattants d'imposer « graduellement » la charia pour y « réussir la création d'un État islamique » dans un message rendu public106.
Le 27 mai 2012, Ansar Dine et le MNLA annoncent leur fusion dans un « protocole d'accord » transmis à l'AFP. Celui-ci indique que « le mouvement Ansar Dine et le MNLA proclament leur auto-dissolution dans l'Azawad. Les deux mouvements créent le Conseil transitoire de l’État islamique de l'Azawad »107.
Conflit entre islamistes et touaregs (juin-novembre 2012)[modifier]
Article connexe : bataille de Gao.
Le 25 juin, un enseignant et élu local de Gao, Idrissa Oumarou, assez apprécié localement, est abattu par des inconnus à moto, alors qu'il rejoignait son domicile dans un quartier de la ville. Le 26 juin à Gao, des centaines d'habitants, majoritairement songhaïs et peuls, ont marché contre les groupes armés qui occupent la ville. Cette manifestation d'une foule en colère, suivant les obsèques d'Idrissa Oumarou, se termine par une douzaine de blessés par balles, dont deux gravement à la tête. Le MNLA est accusé par des manifestants d'être à l'origine des tirs, mais réfutant cela, le mouvement indépendantiste touareg reporte la faute sur le MUJAO, l'incertitude demeurant encore au sujet de ces responsabilités108Ainsi se traduit violemment l'ambiance extrêmement tendue à Gao entre le MNLA et le MUJAO, visant le contrôle de la ville et opprimant sa population, cernée par les groupes armés dominants actuels et insurgée contre l'insécurité urbaine sévissant depuis leur arrivée à la fin mars 2012.
Le 27 juin au matin, d'intenses combats se déroulent à Gao dans plusieurs quartiers, opposant directement pour la première fois dans la ville, le MNLA aux groupes islamistes, notamment le MUJAO (Mouvement pour l'Unicité et le Jihad en Afrique de l'Ouest) un groupe dissident d’AQMI, et Ansar Dine. Les islamistes radicaux du MUJAO auraient rapidement pris l'avantage et encerclé le quartier général du MNLA, siège de son conseil transitoire de l'Azawad situé à l'ancien gouvernorat de la ville, puis l'ont pillé et vidé après en avoir violemment délogé les indépendantistes touaregs, qui ont fui la ville et même le camp militaire situé à son entrée. Le MNLA reconnait avoir perdu cette bataille, mais resterait cependant déterminé à continuer le combat, alors que le bilan provisoire de cet affrontement serait lourd : au moins vingt morts et des dizaines de prisonniers. De plus, le secrétaire général du MNLA, Bilal Ag Acherif, aurait été blessé et évacué à Ouagadougou au Burkina Faso pour y être soigné, et un de ses hauts responsables, le colonel Bouna Ag Tahib, serait mort. Selon les affirmations, ce 27 juin au soir, de Mahamadou Djeri Maïga, un des responsables du MNLA réclamant l'aide de la communauté internationale, des combattants d'AQMI auraient combattu auprès du MUJAO, et un des chefs d'AQMI, Moktar Bel Moktar, aurait organisé l'attaque avec tout leur arsenal de guerre. Gao est désormais sous le contrôle exclusif du MUJAO, le MNLA ayant abandonné ses positions dans la ville, qui a retrouvé le calme le 27 juin au soir109. Quant au gouvernement de transition malien, il reste encore impuissant devant cette situation de quasi chaos, et ne pourrait alors que soutenir la population de Gao par le verbe. Le 29 juin, le MNLA annonce la mort de Mokhtar Belmokhtar suite au combat du 27110, mais un communiqué d'AQMI signé de son nom dément cela le 7 juillet 2012111.
Dans les premiers jours de juillet, sept des mausolées de Tombouctou classés quelques jours auparavant sur la liste du patrimoine mondial par l'UNESCO, sont détruits par des combattants d'Ansar Dine112,113.
En août 2012, les islamistes du MUJAO proclament l'interdiction de diffuser toute musique profane sur les radios privées installées dans le nord du Mali114. Plusieurs mutilations de mains et de pieds, au nom de la charia, sont constatées durant cette période.
Fin août, les islamistes avancent vers le sud en prenant Douentza115.
Intervention étrangère (janvier 2013)[modifier]
Article détaillé : Opération Serval.
Le 10 janvier 2013, la situation militaire se dégrade rapidement pour l'armée malienne. Les insurgés lui prennent la ville de Konna. Ils se dirigent vers Mopti, dernier verrou avant la capitale, Bamako. Le président malien par intérim, Dioncounda Traoré, appelle alors le président français, François Hollande, et lui demande une aide immédiate. Le président français décide dès le 11 janvier dans l'après-midi d'engager l'armée française : c'est le début de l'opération Serval.
Dans la nuit du 11 au 12 janvier, des frappes de Mirage 2000 et d'hélicoptères Gazelles détruisent une demi-douzaine de véhicules ainsi qu'un centre de commandement, stoppant une colonne islamiste qui se dirigeait vers Mopti. Un pilote de Gazelle français est tué pendant l'opération. Le 12, les troupes maliennes reprennent la ville de Konna, annonçant la mort d'une centaine d'islamistes. Les troupes maliennes subissent également des pertes, entre 11 et 36 selon les sources. Un haut responsable d'Ansar Dine, Abdel Krim, est tué lors des combats.
Le 13 janvier, les moyens aériens français bombardent les environs de Konna, Léré et Douentza. Des Mirages attaquent également les éléments islamistes à Gao, provoquant le départ des troupes du MUJAO de la ville. Les résidents font part de 60 morts islamistes lors de l'attaque française. Le 14 janvier, les troupes islamistes contre-attaquent et prennent la ville de Diabaly, à 400 km de Bamako, en passant par la Mauritanie pour éviter les attaques françaises. Un responsable d'AQMI, Abou Zeid, dirige l'opération.
Au 16 janvier, la situation à Konna est confuse, le commandement français précisant qu'on ne tenait pas la ville où se trouve encore des éléments islamistes116. Dans le même temps, les troupes françaises et maliennes engagent directement le combat au sol à Diabaly pour tenter de reprendre la commune aux rebelles117.
Le 17 janvier au soir, l'armée malienne annonce avoir repris aux terroristes la ville de Konna tuant 6 djihadistes, détruisant un nombre indéterminé de véhicule (quelques) et prenant possession de 8 autres véhicules118.
Le 21 Janvier, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian annonce la reprise par l'armée malienne des villes de Diabali et Douentza. 119
Les critiques contre l'offensive française Serval, lancée le 11 janvier 2013[modifier]

Les critiques et doutes voient le jour dans l'opinion française, quand la presse s'interroge sur une attitude "néo-colonialiste" de la France. Le terme de "guerre contre le terrorisme" est contesté. On craint un enlisement dans une guerre longue comme en Afghanistan. La presse dénonce également le risque d'instrumentalisation de cette guerre à des fins domestiques.
Des critiques sont exprimées également au niveau associatif et international (Algérie).
Le Réseau Voltaire, connu pour ses positions volontiers polémiques, adresse le 16 janvier une lettre ouverte au président François Hollande. Reporter sans frontières dénonce, le 16 janvier 2013, l'impossibilité pour les journalistes de mener à bien leur travail sur le terrain. "En période de conflit, c’est aux journalistes et à leurs médias, et non aux militaires, de déterminer les risques qu’ils sont prêts à prendre dans la collecte de l’information", a déclaré Reporters sans frontières.
Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue !
Réactions[modifier]
Situation des Droits de l'Homme
Au nord du Mali
L'organisation non-gouvernementale Médecins du Monde annonce le 6 février la suspension temporaire de « ses activités sanitaires et nutritionnelles dans le nord du Mali », alertant sur « la dégradation sécuritaire au Mali (qui) risque de priver les populations d'une aide indispensable »36. Le 5 avril, Amnesty International publie un communiqué que les régions du nord sont « au bord d'un désastre humanitaire majeur », précisant que « toute la nourriture et les médicaments stockés par les grandes agences humanitaires ont été pillés et la plupart des travailleurs humanitaires ont fui » avec comme conséquence des populations qui « font face à un risque imminent de graves pénuries alimentaire et médicale qui pourraient entraîner de nouvelles pertes humaines ». Amnesty International relate « dans les villes de Gao et de Ménaka, des femmes et des jeunes filles ont été enlevées de chez elles et auraient été violées »120.
L’Agence France-Presse relate des témoignage d’habitants et d’organisations non-gouvernementales faisant état d’enlèvements et de viols de femmes, de saccages et de pillages d’édifices publics et privés à Gao et Tombouctou121.
Le 8 avril, Maliki Alhusseini Maiga, président du Collectif des ressortissants du Nord-Mali (Coren) dénonce lors d’une conférence de presse tenue à Bamako les exactions des rebelles dans le nord du pays : « Aujourd’hui, nous faisons face à un désastre humanitaire parce que notre pays est occupé par des terroristes et des extrémistes islamistes qui ont tué des centaines de nos frères à Gao, Kidal et Tombouctou (...) Ils ont violé nos sœurs, ont brûlé les bâtiments administratifs. Ils ont détruit nos villes et ils terrorisent la population ». Il demande la mis en place d’un corridor humanitaire afin de secourir les maliens bloqués dans la région122.
Exactions de l'armée malienne[modifier]
Selon la FIDH, les forces de sécurité maliennes auraient arrêté et sommairement exécuté des citoyens maliens accusés d'« intelligence » avec les islamistes. La FIDH parle d'une dizaine de cas présumés à Sévaré. Selon un habitant de Mopti, d'autres arrestations et exécutions auraient eut lieu dans cette ville. Le FDIH met en garde contre les tensions ethniques et les sentiments de vengeance nés du conflit123.
Populations déplacées et réfugiées[modifier]
Le 18 avril 2012, l'OCHA estime qu'il y a eu "plus de 268 000 déplacés suite à la crise au nord du Mali, dont plus de 161.000 réfugiés au Niger, au Burkina Faso, en Mauritanie et en Algérie"124.
Le 15 août 2012, le Bureau des Nations unies pour la coordination des Affaires humanitaires (Ocha) publie un rapport faisant état au 10 août de 261 624 réfugiés maliens enregistrés dans les pays voisins et 174 000 déplacés à l’intérieur du territoire malien125.
Le 15 janvier 2013, l'ONU estime à près de 150000 le nombre de maliens réfugiés dans les pays voisins, et à 230000 le nombre de personnes déplacées dans le pays. On compte 54100 réfugiés en Mauritanie, 50000 au Niger, 38800 au Burkina Faso, et 1500 en Algérie126
Destruction de mausolées[modifier]
Le 28 juin 2012, l'UNESCO classe Tombouctou au patrimoine mondial en péril après sa prise par des islamiques radicaux. Visiblement en représailles de cette décision, au moins une trentaine de membres armés d'Ançar Dine ont commencé à détruire les mausolées jugés impies de la ville, devant une population non-armée déconcertée. Le 1er juillet sept des seize mausolées érigés pour certains des 333 saints que compte la ville127 sont déjà détruits, malgré l'indignation internationale. La procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Fatou Bensouda qualifie les faits de « crime de guerre »

djamal1

Messages : 8
Date d'inscription : 22/01/2013

Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum