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le 20 aout et sa symbolique dans la revolution

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default le 20 aout et sa symbolique dans la revolution

Message par lalileche le Sam 23 Aoû - 20:20



Combat d’hier, défis d’aujourd’hui. «L’histoire avant qu’elle ne soit une discipline de spécialistes est un patrimoine du citoyen. Nous devons en parler sans la totémiser. Il s’agit d’en éclairer les vérités pour éviter leur perversion», a tranché Saïd Sadi dans son intervention hier au colloque organisé par son parti à Béjaïa.


Cette précision étant faite, Sadi égrène  les raisons qui nourrissent cette volonté d’occulter le Congrès de la Soummam dans l’Algérie indépendante. Il y a quatre dates qui évoquent le 20 Août, dont celle de 1953  passée sous silence, estime le conférencier, qui renvoie à la date de déposition du roi Mohammed V dans un royaume marocain sous protectorat. Vient l’offensive sur le Nord-Constantinois organisée en 1955 par Zighout Youcef qui aurait choisi cette date pour témoigner une solidarité envers les voisins marocains. «Zighout décide de lancer l’insurrection dans le Nord-Constantinois de sa propre initiative.

La direction du FLN a été mise devant le fait accompli, pendant que Abane s’employait à restructurer le Front. Il n’est donc pas surprenant que les échanges à la Soummam aient été vifs entre Abane et Zighout, comme d’ailleurs ils le furent entre Abane et Amirouche sur la question de la nuit rouge», témoigne Sadi qui ne veut pas s’étaler sur un autre 20 Août, celui de 1957, date de la réunion du Caire.

«Une imposture», dit Said Sadi qui s’étalera sur la portée du Congrès de la Soummam. «Ben M’hidi, qui avait déjà subi les foudres de Ben Bella, et Abane, qui suivait avec un agacement non dissimulé des intrusions de Nasser sur le cours de la libération algérienne, allaient répondre par des positions qui prenaient à revers les approches de Ben Bella : ‘la guerre de libération n’est pas une guerre de religion…l’Etat algérien sera démocratique et social’ (…)

La Révolution algérienne n’est inféodée ni au Caire ni à Moscou ni à Londres ni à Washington…», note Sadi. «Ben Bella s’en émouvra auprès de Fathi Dib, responsable des services spéciaux égyptiens, pour engager une lutte sourde mais tenace contre la Plateforme de la Soummam», ajoute-t-il. C’est ce débat sous-jacent déclenché pendant ces années de lutte armée, dont rend compte le conférencier, à propos de la nature de l’Etat algérien. «(…) La proclamation du 1er Novembre qui garantissait le respect des libertés de culte faisait référence aux principes islamiques et non aux lois islamiques et à aucun moment elle n’a fait référence à la charia, comme ont voulu le laisser penser plus tard les tenants de la vulgate intégriste.»

Pour rester dans la question de la religion et de l’Etat, le conférencier apporte ce témoignage qu’il dit tenir de Bentobal  même : «Ne lâche pas sur la laïcité.» Saïd Sadi, qui se refuse à tout jugement, apporte aussi cet autre témoignage de Bentobal sur le rôle de l’architecte du Congrès de la Soummam que fut Abane Ramdane : «S’il n’y avait pas eu l’intervention de Abane, nous serions peut-être des chefs de bande. C’est la Soummam qui nous a permis de mettre de l’ordre dans nos rangs.» «La plus grande patrie des responsables du FLN avaient admis la légitimité du Congrès d’août 1956», rappelle Sadi, qui cite l’un des organes nés du Congrès : le CNRA, dont une session a vu Ben Bella organiser «son premier coup de force en 1962».

Ben Bella «qui n’avait de cesse de contester tout ce qui émanait de la Soummam». Pourquoi veut-on effacer le souvenir du Congrès de la Soummam ? Le jumelage de cette date avec l’anniversaire du 20 Août 1955 participe-t-il de cette velléité ? Pour les tenants du pouvoir, Août 1955 «passe mieux que le 20 Août 1956, parce qu’il ne soulève pas les sujets qui fâchent, c’est pour cela qu’il trouve un meilleur traitement des officiels», estime l’ex-leader du RCD.

«Le Congrès de la Soummam est, pour sa part, soumis à une chape de silence intangible de la part des officiels avec des moments de rupture qui sont le plus souvent des saillies polémiques portant rarement sur le fond ou des attaques dont les plus incisives émanant de Ali Kafi ou de Malek Benabi qui ciblent ouvertement Abane, accusé d’être un traître à l’Algérie.» «Le profil de la nature de l’Etat ne correspond pas aux intérêts du clan d’Oujda», estime Saïd Sadi pour qui l’instrumentalisation de ces dates historiques en plus de l’omerta dont certaines sont frappées sont «le résultat d’un rapport de force politique imposé à partir de 1958».

Quelle solution pour sortir du tunnel ?

«Empêcher que le passé ne soit confisqué, pollué et perverti» préconise Dr Saïd Sadi dont le diagnostic n’est pas si différent de celui que fait Sid Ahmed Ghozali qui estime, pour sa part, que «la population algérienne est dans une phase dépressive parce qu’elle n’a pas en face d’elle un objectif, un défi, ou un challenge».

L’ex-chef de gouvernement, ancien membre de l’Ugema, est revenu sur «le grand rôle» joué par les étudiants algériens dans le Mouvement national. «Ils ont contribué à la structuration des services pendant la guerre de Libération, dont le MALG, et ont constitué l’encadrement dans plusieurs Wilayas», explique Ghozali qui mentionne que cet apport n’a pas été sans risque, se référant aux dégâts de la Bleuite. «Nous avons vécu des bleuites à l’échelle de l’Etat depuis l’indépendance» extrapole-t-il.



Parmi les 500 étudiants recensés à l’indépendance du pays, le conférencier compte «50 ingénieurs dont plus de la moitié formée par le GPRA». «Le GPRA a formé plus d’ingénieurs que la France» dit-il, avouant que cette jeunesse-là «a été défaillante après l’indépendance» pour avoir cru qu’elle était destinée à servir le pays en laissant «la politique aux autres». «Ce fut une erreur fatale» avoue Ghozali. «Or, ce n’est pas possible, autrement nous devenons des Don Quichotte», ajoute celui qui préconise qu’il ne faut pas se laisser «impressionner par le poids du moment».

«Le pouvoir politique quand il va chercher sa protection à l’extérieur oubliant que la meilleure protection est celle du peuple ne peut être qu’un pouvoir faible», conclut Sid Ahmed Ghozali dont le constat est partagé, dans des termes autres, par l’ex-président de l’APN, Karim Younès. «Nous ne devons pas rester prisonniers de l’idéologie populiste de ‘one two three viva l’Algérie’» avertit celui-ci qui fait, lui aussi, quelques rappels historiques, se rapportant au Congrès de la Soummam, qui «doivent suffire pour contredire les allusions pénibles de ceux qui voyaient mal, très mal le fait de n’avoir pas été les héros d’un tel événement».

Kamel Medjdoub
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